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LA PRATIQUE DU JUDO
1. Les principes fondamentaux
Cette possibilité pour le « petit » de battre le « gros » a, sans aucun doute, joué un rôle capital dans l’intérêt suscité par le judo et contribué de façon importante à sa large audience internationale. De ses origines guerrières, le judo doit d’avoir garder l’esprit chevaleresque du code d’honneur
La pratique et l’étude persévérante du judo a amené son fondateur à l’utilisation de deux grands principes : Le principe et l’utilisation efficace de l’énergie :
un mouvement de judo correctement exécuté correspond à la meilleure utilisation de l’énergie physique
Le principe de l’entraide et de la prospérité mutuelle : Jigoro KANO a constaté que le précédent principe n’était possible que si les individus coopéraient La prospérité du groupe exige l’entraide. ![]() 2.
Le matériel
A l’entraînement, comme en compétition, les combattants évoluent sur des tapis spécialement conçus, appelés tatami . En compétition, la surface est un carré de 14 à 16 mètres de côté, à l’intérieur duquel se trouve la surface de combat, la surface restante étant la zone de sécurité. 3. Un sport pour tous
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En concevant le judo, son fondateur a cherché à ce que cette discipline, à la fois sportive du judo à tous les publics. ![]() 4. Le judo féminin En 1893, au Japon, le judo ouvre ses portes aux femmes ; c’est en 1926 que fut inaugurée la section féminine du Kodokan. Ce n’est qu’en 1978 qu’eut lieu le premierchampionnat national féminin, avec quatre catégories de poids. En Australie, le premier championnat national féminin eut lieuen 1956, sous la formule « toutes catégories ». Les premiers championnats d’Europe eurent lieu à Munich, en 1975. La même année, à Christchurch, se déroulèrent les premiers championnats de l’UnionOcéane. Deux ans plus tard, sont organisésles premiers championnats panaméricains. C’est alors, en 1980, grâce à Rusty KANOKOGI, principale pionnière du judo féminin aux Etats-Unis, que vont être mis en place les premiers championnats du Monde féminin, au Madison Square Garden de New York.
Bien que son essor ait été plus lent que celui du judo masculin, le judo féminin connaîtunegrandeévolutionrévélée lors des diverses rencontres sportives. En 1987, à Essen, les filles du judo disputèrent les titres mondiaux aux côtés des garçons. Aux Jeux Olympiques de Séoul, en 1988, le judo féminin est discipline de démonstration. Il le sera officiellement, en 1992, à Barcelone.
5. Le judo et l’enfant
Par une pédagogie adaptée, le judo est un exercice merveilleux pour les enfants qui peuvent y dépenser leur trop plein d’énergie, y exprimer leur juvénilecombativité dans le cadre loyal d’une discipline librement consentie, tout en s’amusant, canalisant leurs impulsions et contrôlant leurs réflexes. Ils y apprennent la vie en société, le respect des adversaires qui sont également des partenaires sans lesquels aucun progrès ni aucune amélioration ne sont possibles, développant en même temps leur sens social, leur sens de l’entraide et celui de l’amitié. 6. Le judo et les handicapés Les Fédérations de judo, alertées par l’évolution du judo pratiqué chez les handicapés, ont créé des commissions en relation avec les diverses fédérations d’handicapés. Au sein de chacune d’elles, le judo est pratiqué de façon différente, en fonction du handicap. Chez les handicapés mentaux , les rencontres ont surtout une finalité éducative et pédagogique. En France, c’estlaFédérationFrançaiseduSport Adapté qui s’occupe decettecatégoried’handicapés. En 1985, c’est l’Italie qui organise le premier trophée international pour handicapés mentaux. Chez les handicapés physiques , le judo est développé, notamment chez les handicapés visuels, non-voyants et mal-voyants . En France, ces combattants sont regroupés au sein de la Fédération Française Handisport. Le premier championnat de France a lieu, le 10 mai 1986,àToulouse ; le premier championnat d’Europe regroupe les meilleurs judokas, le 5 juillet 1987, à Paris. Parallèlement aux Jeux Olympiques de Séoul, lesJeuxParalympiques comportaient une épreuve de judo pour handicapés visuels. Suite à une évolution internationale, il est décidé la mise en place d’un championnat du Monde qui aura lieu les 20 et 21 juillet 1990, à Assen. Le judo chez les handicapés a pris un essor important, leur permettant de trouver dans ce sport, un moyen d’expression, d’intégrationetdedéveloppementdelapersonnalité suivant des motivations et desperformancesrespectives. Cette carte postale a été envoyée par Daniel FOURCADE , champion du Monde handisport en –86 kg. Elle est signée par les membres de l’Equipe de Francequiont participé à ce premier championnat du Monde. 7. L’étude de la technique Dans un combat, les judokas s’affrontent dans le but, soit de projeter l’adversaire au sol, soit de le contrôler au sol en l’immobilisant durant un temps déterminé, soit de le forcer à l’abandon grâce à une strangulation ou à une clé de bras. La compétition est parfaitement codifiée par des règles de combat acceptées dans le monde entier qui ont permis au judo de devenir un grand sport universel. 8. L’ensemble des techniques L’étude de la technique du judo moderne de compétition se décompose en deux grandes familles :
9. Les techniques de projection Un mouvement de judo se décompose en trois phases qui, ànotre œil, donnent l’impression qu’elles se fondent les unes dans les autres :
Les principales techniques de bras :
te-guruma : enroulement par les mains : Les principales techniques de hanche :
o-goshi - grande bascule de hanche : Les principales techniques de jambe :
de-ashi-barai balayage du pied avancé :
uchi-mata (forme ashi) fauchage interne : ![]()
Les principales techniques de sacrifice : Sur le timbre brésilien, le judoka effectue tomoe-nage (projection en cercle) : L’illustration de l’enveloppe fait bien apparaître les différentes phasesdel’exécution de cette technique, dite technique de sacrifice du fait que l’on sacrifie son équilibre pour la réaliser :
ura-nage - projection arrière :
La technique réalisée par le judoka s’appelle uki-waza (technique flottante). C’est une technique de sacrifice qui fait partie de celles où l’on sacrifie son propre équilibre en se retrouvant, non plus sur le dos, mais sur le côté.
yoko-tomoe-nage - sutemi latéral : ![]()
La technique effectuée par le combattant s’appelle kami-basami (pinces de crabe) : Cette technique de sacrifice, considérée comme dangereuse, est désormais interdite et suppriméedesprogrammes pédagogiques. ![]() Les techniques au sol
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